24 novembre 2010

A la place de Dieu.

 

Le paradoxe est entier. Des hommes qui parlent de leur Dieu comme d’un être tout puissant, au dessus de tout, capable d’un jugement sans faille, d’une commisération exemplaire, d’une bienveillance illimitée, ces hommes donc, se disent investis par ce même Dieu de pouvoirs extraordinaires qui leurs donneraient le droit de penser et de juger à sa place. Ainsi, on en arrive à nous faire croire que ce Dieu omniprésent et omnipotent, qui règne sur le temps de toute éternité, a besoin de certains hommes pour faire connaître son message à d’autres….

A d’autres !!!

Qui peut, sur cette terre, prétendre que Dieu a été la victime d’un blasphème ? Ne perdons pas de vue la définition de ce mot aux conséquences si lourdes.

Blasphème : « Discours jugé irrévérencieux à l'égard de ce qui est vénéré par les religions ou de ce qui est considéré comme sacré ».

Nulle trace de Dieu là-dedans, car on ne parle que du religieux, du sacré. On ne parle que des êtres humains qui s’arrogent le droit de parler, d’agir et de juger comme s’ils étaient eux-mêmes des Dieux. Quelle arrogance ! Quelle audace ! Quel risque aussi, si l’on est croyant, de se voir désavoué plus tard par celui-là même que l’on prétend défendre en se substituant à lui.

Car, osons la comparaison, que diraient ces mêmes personnes, tellement imbues de leur pouvoir, si elles apprenaient soudain que quelqu’un, quelque part, parle en leur nom de ce qu’il ne connaît pas vraiment, simplement à partir d’impressions, de faits rapportés par d’autres, non vérifiés, non prouvés, qui ne reposent que sur de prétendus témoignages. Non, vraiment, je pense qu’ils n’apprécieraient pas, et ils auraient raison. 

 

Posté par louismalta à 08:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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